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Sites nucléaires et cancers infantiles, cocktail inexpliqué mais démontré
 L'énergie nucléaire symbolise parfaitement les rêves de domination d'un modèle de société qui n'accepte aucune limite. Dans le cadre de ce modèle ayant pour principes fondateurs la domination de la nature et l’accaparement des ressources, quoi de plus symbolique que de prétendre maîtriser l'atome, et quoi de plus tentant pour les producteurs d'énergie que d'avoir la main-mise sur la production d'électricité grâce à quelques méga-centrales? Le contrôle citoyen sur la question fondamentale d'une production d'énergie respectueuse de la vie et des générations futures s'efface devant la logique mercantile des marchands d'électricité, et l'opposition politique à la relance des réacteurs de Doel se limite à une bataille de chiffonniers sur les risques liés à la vétusté des installations après que toutes les avancées sur la sortie du nucléaire aient été balayées par le nouveau gouvernement au nom de la « sécurité d'approvisionnement ».
L'austérité productiviste

La coalition suédoise prépare une double attaque de la paix sociale :

  • Réduction des revenus et des services publics,
  • Augmentation de la productivité et de la pression sur la population.

Cette perspective de l’austérité productiviste ne s’arrêtera pas dans deux ans. Car les « engagements européens » du Pacte budgétaire (TSCG) engagent pour 20 ans et au-delà. Ce ne sont pas 17 milliards qu’il faudra trouver, mais plus de 150 dans les 20 prochaine années. Cette politique d’austérité productiviste est inhumaine, insoutenable et insensée. Elle a été validée avec le TSCG par tous les partis de pouvoir francophone (MR, PS, CDH, Ecolo), et n’a donc pas d’opposition parlementaire crédible. Les véritables solutions sont en train d’être bâties par les citoyens et leurs associations, de toutes parts. C’est de ce côté-là que se trouve la vie.

Plan de délestage : l’occasion de lâcher du lest !

La défaillance majeure de l’industrie nucléaire oblige à adapter notre consommation d’électricité cet hiver. Le plan de délestage proposé dresse les gens et les communautés les uns contre les autres. Il ne tient pas compte de la tendance historique : la baisse de la disponibilité d’énergie consommable. Il faut combiner court terme et long terme. Faire un appel à la responsabilité générale pour réduire la consommation, y compris avec des campagnes « chasse au Gaspi ». Consommer moins est la meilleure manière pour que tout le monde ait accès au service public et pour se libérer de la dépendance à une technologie dangeureuse, chère, peu efficace, centralisée et vulnérable.

communiqué: Plan de délestage : l’occasion de lâcher du lest !

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